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Spoliation du site Nguele : Gecoco revient sur « les mensonges » de Mukonzo au Ministère des Affaires foncières

Le député Gérard Mulumba plus connu Gecoco, est revenu ce samedi sur l’une des plus grosses affaires de spoliation de la vaste concession de l’État congolais à Kinshasa, le site agricole Nguele. Après l’annulation du sit-in prévu devant le Ministère des Affaires foncières par Gecoco, son initiateur, après que le ministre ait convoqué en séance de travail les deux parties en conflit, le député évoque dans une note faite à votre rédaction, différentes déclarations de la famille Mukonzo devant le conseiller juridique du ministre, qu’il qualifie de « mensonges ». Le collaborateur du ministre recevant les antagonistes représentait donc ce membre du gouvernement Ilunkamba. Dans les faits, ladite famille se réclame être propriétaire de ces centaines d’hectares alors qu’elle ne détient aucun arrêté l’octroyant ce site.

« En ma qualité de député provincial et patriote de surcroît, je ne peux pas admettre qu’il y ait des gens qui puissent s’approprier les terres destinées à garantir la survie du peuple en l’occurrence le site agricole Nguele de Kingabwa (un populaire quartier de la commune de Limete à l’Est de Kinshasa, ndlr). Nous, voilà devant le ministre des Affaires foncières pour que cette affaire trouve une issue en faveur du peuple mais il se fait que les héritiers Mukonzo brandissent un mensonge à dormir debout », dit-il d’entrée de jeu.

« N’étant pas en possession de l’arrêté ministériel leur accordant le titre de propriété, ils s’évertuent à dire que j’ai organisé un kidnapping il y a 6 ans afin de soustraire ce précieux document qui d’après eux, était signé en 1991. Curieusement, ils brandissent des contrats de location signés en 1989 et 1990… Or dans le domaine des affaires foncières, les contrats de location découlent de l’arrêté ministériel. Alors comment peut-on comprendre que le soi disant arrêté ministériel soit postérieur aux contrats de location ? Muana abota maman na ye… esalema wapi ? (Est-ce possible qu’un enfant engendre sa mère ?, en français, ndlr) », questionne l’élu de Kinshasa.

Qui poursuit, « ce qui est aussi grave, c’est le fait qu’ils prétendent que l’arrêté ministériel stipule cinq parcelles de 100 hectares chacune alors que le ministre ne peut pas signer un arrêté pour plus de 10 hectares. Autre fait, pourquoi n’ont-ils pas cherché un duplicata de l’arrêté ministériel perdu par voie de fait depuis 6 ans ?
Cet arrêté volé n’a jamais existé en réalité.
»

Pour conclure, « face aux éléments évoqués ci-haut, nous demandons au ministre des Affaires foncières de considérer les avis des autorités précédentes pour trouver une solution durable à cette escroquerie et punir les faussaires. Le peuple est le seul bénéficiaire de ce site et moi de mon coté, je n’ai aucune portion de terre dans ce site. Que justice soit faite. »

Durant plusieurs mois, l’analyse d’une série de documents et les entretiens avec différentes sources proches du dossier ont conduit votre rédaction à une conclusion surprenante, le site Nguele est bel et bien menacé par une sorte de « bande maffieuse » mise en place, défendant les intérêts d’un agent du ministère des Affaires foncières décédé et sa famille, qui se fait propriétaire de cette vaste concession, au détriment de l’État congolais. Bien que l’affaire ait déjà été traitée et classée par les autorités.

TAD

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