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RDC : les auditeurs internes échangent sur la digitalisation des services financiers

Les auditeurs internes de la République démocratique du Congo, ont échangé samedi 28 novembre, sur « la digitalisation des services financiers : nouveaux défis de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et la prolifération des armes à destruction massive ( LBC/FTP) ». Fabrice Sanga, auditeur à la Banque centrale du Congo (BCC), a été l’orateur principal de cette conférence tenue au Centre interdiocesain à Kinshasa, ayant connu la présence de Claude Nzau et Émile Kakesse respectivement président et vice président de l’Institut des auditeurs internes du Congo (IIA Congo).

A propos de la digitalisation, l’orateur a signifié qu’elle est la dématérialisation et l’automatisation des services financiers et autres activités connexes pour faciliter les échanges et la contractualisation à distance et à temps réel.

Faisant savoir qu’elle concerne actuellement, entre autres, Regh-tech, Fin-tech et Sup-tech, trois aspects du secteur financier. Présentant Fin-tech comme une technologie numérique déployée pour améliorer les activités financières, Reg-tech comme des activités qui déploient la technologie numérique pour accompagner les institutions financières dans la mise en œuvre de la conformité, et Sup-tech comme une mise en œuvre de l’intelligence artificielle sur les activités financières.

Ensuite, monsieur Sanga a souligné certains enjeux de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes à destruction massive ( LBC/FTP) au niveau national. La protection de l’économie, de l’image du pays, la capacité de ce dernier à attirer des investissements étrangers et la préservation de l’intégrité du système financier international et embuche pour les criminels de tirer profit de leurs actes dans la mesure où ils sont coupés de leurs sources de financement.

Concernant cette lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes à destruction massive, il a précisé que son efficacité passe par l’acquisition « d’une dimension internationale. »

Relevant ensuite les défis majeurs de la digitalisation des services financiers : l’identification des clients à distance, le contrôle interne, la conservation des documents et les responsabilités pénales et civiles des prestataires. Soutenant que la digitalisation des services financiers présente autant de défis et de risques que des opportunités. Et que ces risques devraient être identifiés, évalués et maîtrisés sans pour autant annihiler l’innovation en cette matière.

Et de recommander la création et la mise en place d’un comité national, inter-autorités, en charge de la transformation digitale des services financiers pour définir la politique et la stratégie nationales en cette matière et mettre en place l’écosystème idoine pour son développement.

Pour enfin préconisé la mise en place au sein des autorités de régulation et de contrôle du secteur financier, des groupes de travail chargés de réfléchir sur la transformation digitale au service de leurs missions fondamentales, en ligne avec les trois approches susmentionnées.

TAD

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