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Procès IDENGO à Beni : le ministère public requiert une peine de 3 mois contre l’auteur de la chanson “politiciens escrocs”

Au premier jour des audiences publiques du procès de l’artiste musicien révolutionnaire Delcato IDENGO en ville de Beni, le ministère public a lu son réquisitoire contre l’autre de la chanson « Politiciens ecros ». IDENGO est accusé d’outrage à certaines autorités congolaises et à quelques membres de l’Assemblée nationale. Le ministère public a requis une peine de trois mois de servitude pénale contre ce dernier.

Dès l’ouverture du procès, ce lundi 8 mars au tribunal de paix de Beni, l’auteur de la chanson a clamé son innocence en affirmant qu’à travers cette chanson, il n’a qu’interpeller les autorités à honorer leurs promesses faites à la population de la région de Beni en particulier lors des campagnes des élections de 2018.

Cependant, dans son réquisitoire, le ministère public a demandé au tribunal de condamner l’artiste musicien révolutionnaire Delcato IDENGO à trois de servitude pénale principale pour trois préventions qui sont entre autres, l’offense au chef de l’État, outrage à certains membres de l’organe délibérant et faux bruits.

De son côté, le collectif des avocats du prévenu IDENGO ont plaidé non-coupable. Ils en invitent ainsi, les tribunal à libérer leur client.

Nous estimons que ce réquisitoire n’est pas fondé et comme partie de la défense nous croyons que notre plaidoirie au regard des arguments de droit que nous avons présentés au tribunal, le tribunal n’aura pas le choix que de libérer ce prévenu qui incarne l’âme de la population de Beni parce que ce qu’il chanté est loin d’être une offense, mais c’est plutôt une interpellation au regard des promesses faites par ces autorités à la population de la région” a dit Élie Vahumawa l’un d’eux.

Une dizaine des jeunes venus assister à ce procès sont descendus dans la rue après le report du procès. 

Les éléments de la police a usé des balles réelles et de bombes lacrymogènes, façon pour eux de disperser les manifestants.

Notons que le jugement est attendu le mercredi 10 mars prochain.

Elias Aungama, à Goma

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