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La Belgique regrette ses actes et s’excuse auprès des enfants métis de la colonisation

Par le biais de son premier ministre Charles Michel, l’État belge a regretté ses actes posés lors de la colonisation et a présenté ses excuses aux enfants métis nés sous cette époque au Congo, au Rwanda et au Burundi. C’était ce jeudi 4 avril, à la tribune de la Chambre des représentants et en présence d’une délégation de ces métis nés durant les années 1940 et 1950.

Ces enfants ont été en effet enlevés à leurs parents et envoyés en Belgique où ils étaient confiés à des congrégations religieuses ou à des orphelinats. Le chef du gouvernement belge a présenté les excuses de son pays à ces métis, qui avaient été victimes de discriminations durant et après la période coloniale. « Au nom du gouvernement fédéral, je reconnais la ségrégation ciblée dont les métis ont été victimes sous l’administration coloniale du Congo belge et du Ruanda-Urundi jusqu’en 1962 et suite à la décolonisation, ainsi que la politique d’enlèvements forcés y afférente », a déclaré C. Michel.

Du haut de la tribune, le premier ministre belge condamne ces actes et les qualifie d’aller à l’encontre des droits humains fondamentaux. « En mettant en place dans l’Afrique coloniale belge un système de ségrégation ciblée à l’encontre des métis et de leurs familles, l’État belge a posé des actes contraires au respect des droits humains fondamentaux », a-t-il estimé.

Les excuses de Charles Michel s’adressent aussi aux familles et proches des victimes pour les injustices et les souffrances qu’ils ont subies les colonies belges.

Il sied de noter que, des milliers d’enfants nés d’un père blanc, agent de la colonie, et d’une mère noire étaient considérés comme une menace par le système colonial. Ils étaient enlevés à leur mère et confiés à des religieux.

En effet, entre 1959 et 1962, des centaines d’entre eux ont été envoyés en Belgique où ils ont été adoptés par des familles belges ou placés dans des institutions.

En guise de réparation de ces dommages, le gouvernement, a-t-il expliqué, s’est concerté avec l’Association des métis de Belgique pour prendre une série de mesures, notamment administratives, afin de faciliter la consultation d’archives et la réalisation d’une étude. Selon des sources, il y aurait entre 14.000 et 20.000 enfants métis nés dans les trois colonies.

Louange Vangu-ACTU24.CD

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