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Insécurité en Ituri : le député Iracan Gratien peint un tableau sombre de 83 civils tués en moins d’une semaine

La situation sécuritaire demeure encore volatile sur presque toute l’étendue de la province de l’Ituri, partie Orientale de la RDC. Le député national Iracan Gratien de Saint-Nicolas dresse un bilan d’au moins 83 personnes tuées par des miliciens actifs dans les territoires de Djugu et Irumu, une centaine des maisons incendiées et une dizaine de cas d’enlèvement documentés dans une durée d’au moins 7 jours seulement.

Dans une lettre adressée au premier-ministre, cet élu de la ville de Bunia, indique qu’au moins 24 localités de ces deux territoires cités supra, sont sous contrôle des miliciens qui y dictent leurs lois. Il dénonce au même moment l’infiltration de la population de la ville de Bunia par des personnes suspectes cela sous l’œil impuissant des services de sécurité et cette situation plonge à l’en croire, la population d’au moins sept (7) quartiers de cette ville, dans une panique totale.

Il estime en outre que les forces de sécurité ne prennent pas au sérieux la situation désastreuse et/ou chaotique de la province de l’Ituri. 

Les dispositions prises par l’État-major général des FARDC en Ituri ne rassurent pas. Nous exigeons aux services de sécurité de prendre ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. Le peuple Iturien est engagé à retrouver la paix et la cohésion. Nous n’hésiterons plus à saisir les instances judiciaires pour cette passivité que nous qualifions de complicité flagrante suite au silence et inaction du gouvernement provincial pour stopper les massacres dans cette région du pays. À moins de 7 jours, nous venons d’enregistrer 83 personnes tuées”, a-t-on lu dans la lettre de cet élu de Bunia adressée au chef du gouvernement congolais et dont une copie, nous parvenue ce vendredi 18 septembre 2020.

Notons que la province de l’Ituri fait face d’une part, à la rébellion des forces démocratiques et alliées (ADF) et d’autre part, à l’activisme de la CODECO particulièrement dans le territoire de Djugu. Cette recrudescence de la situation sécuritaire dans cette partie Est du pays et à la base du déplacement de plusieurs familles vers des entités supposées sécuriser.  

Elias Aungama, à Goma

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