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“Il n’y a pas une guerre sainte à Beni, mais plutôt d’occupation de terre” JP Ngahagondi

La situation sécuritaire reste inquiétante dans la région de Beni en dépit de l’état de siège décrété par le président de la République sur l’ensemble des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Pour le député provincial Jean-Paul Paluku Ngahagondi en congé, ce qui se passe dans cette partie du pays, est une guerre « d’occupation de terre » et non sainte.

Dans une interview accordée à la presse ce mercredi 19 mai 2021 à Goma, l’élu de Beni territoire qui dénonce l’assassinat du cheikh Djamali Moussa par des hommes armés inconnus l’après-midi de mardi dernier à Mavivi, indique que les auteurs de messages faisant état d’une guerre en caractère religieux, viseraient la création d’une diversion autour des crimes graves commis dans la région et la paisible population en est la première victime.

Il n’y a pas une guerre sainte à Beni. Nous l’avons toujours dit que nous faisons face à une guerre d’occupation de terre. Aucune guerre dans laquelle on tue les innocents n’est peut-être réputée sainte. Je me demande si ces soi-disant islamistes djihadistes après avoir tué tout le monde qui intégreront leur religion ?” s’est interrogé Jean-Paul Ngahagondi.

À lui d’ajouter : 

Depuis le début des massacres jusqu’aujourd’hui, aucun message allant dans le sens de prédication de l’islam n’a jamais été transmis par les auteurs de ces actes cruels à travers l’étendue de leur action. Cela prouve que le véhiculaire de ce message ne viserait que la création d’une diversion autour des crimes qui sévissent contre la population“.

Il appelle par ailleurs, à la vigilance et au renforcement du mariage civilo-militaire afin de mettre fin à ces différentes tueries sans précédent.

En rappel, dans un espace de 18 jours, deux hauts cadres de la communauté musulmane ont été tués par des hommes armés assimilés aux rebelles ADF dans presque une même circonstance. Le cas le plus récent est celui, de l’assassinat du cheikh Djamali Moussa, aussi président de la société civile de Mavivi l’après-midi de mardi 18 mai à Mavivi sur l’axe routier Beni-Oïcha en territoire de Beni.

Elias Aungama depuis Goma

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