Accueil » ACTUALITE » En plein état de siège, le Nord-Kivu fait face à un groupe armé inconnu qui contrôle déjà quelques collines dans le Rutshuru

En plein état de siège, le Nord-Kivu fait face à un groupe armé inconnu qui contrôle déjà quelques collines dans le Rutshuru

Un groupé armé non autrement identifié a depuis les heures matinales de ce lundi 8 novembre 2021 attaqué plusieurs villages du territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu en plein état de siège décrété par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans le cadre de restaurer l’autorité de l’État dans la région. Ce groupe armé négatif, occupe selon plusieurs sources, au moins deux collines jaidis occupées par le M23 dans le territoire de Rutshuru.

C’est depuis la nuit de dimanche à ce lundi 8 novembre que les villages Chanzu, Kinyangurube et Ndiza dans le groupement Jomba dans le territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu ont été attaqué par des hommes armés non autrement identifié jusqu’à la livraison de cette information.

D’après nos sources dans la région, un échange des tirs entre ce groupe armé et les forces armées de la République démocratique du Congo FARDC s’en est suivi provoquant ainsi, un déplacement massif de la population vers des régions supposées sécurisées craignant pour leur sécurité.

Les affrontements se sont poursuivi jusqu’à tard dans l’avant-midi de ce lundi plongeant la population de cette partie de la province du Nord-Kivu en plein état de siège dans une grave panique.

À en croire, Jackson Achuki, chef du groupement de Jomba, les collines de Chanzu et Mbiza, sont passées sous contrôle de ces assaillants. 

“Il y a l’incursion des ennemis qui sont venus du Rwanda, ils ont traversé le parc des Virunga. Ils ont pris les collines de Chanzu et Mbiza” a indiqué à nos confrères d’Actualité.CD

De son côté, la société civile coordination territoriale de Rutshuru, parle d’un résultat de distraction des services de sécurité et du gouvernement congolais après l’incursion de l’armée rwandaise sur le sol congolais il y a quelques semaines. 

Jonas Pandasi, secrétaire et porte-parole de cette structure citoyenne dans la région, indique que cette nouvelle entrée d’un groupe armé négatif sur la terre congolaise justifie une menace que court la République démocratique du Congo alors que les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont en plein état de qui est à sa onzième prorogation.

“Partant de la configuration et l’activisme des groupes armés, on peut tout simplement conclure qu’il s’agit d’un groupe armé dépendance M23 qui a attaqué les collines de Chanzu et autres. Ces collines sont toujours entre ce groupe armé ou inconnu. Nous avons toujours dit que nos services de sécurité sont distraits voire même le gouvernement parce que cette question devrait être traitée juste au début de l’incursion de l’armée rwandaise à Kibumba. Le gouvernement devrait réagir avec un ton ferme parceque, ce sont des signes précurseurs qui démontrent nous sommes entourés par des groupes armés” a dit à ACTU24.CD, Jonas Pandasi secrétaire et porte-parole de la société civile de Rutshuru.

Il en appelle par ailleurs, la population locale à garder la confiance à son armée, les FARDC en dénonçant tous mouvements suspects afin de rétablir la sécurité dans cette partie de la République démocratique du Congo en plein état de siège.

Cette occupation d’une partie de la République démocratique du Congo par ce groupe armé intervient quelques semaines seulement après l’incursion de l’armée rwandaise sur le sol congolais via le territoire de Nyiragongo entrée nord de Goma chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

D’autres sources renseignent cependant, que l’Ouganda a autorisé l’entrée aux réfugiés venus de la République démocratique du Congo.

Elias Aungama depuis Goma

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Sénat : Matata sur le point de saisir la commission africaine des droits de l’homme pour recouvrir ses immunités

Les démarches sont déjà entamées par les avocats conseils de l’ancien premier ministre Matata Ponyo ...