Accueil » ACTUALITE » Conséquences de l’acte historique de J. Kabila : « plus de double standard pour personne » (interne) et « plus de diplomatie à géométrie variable » (dircab du chef de l’État)

Conséquences de l’acte historique de J. Kabila : « plus de double standard pour personne » (interne) et « plus de diplomatie à géométrie variable » (dircab du chef de l’État)

Pour le directeur de cabinet du chef de l’État, qui a animé une conférence de presse jeudi 16 août en sa qualité de membre du comité stratégique du Front Commun pour le Congo (FCC), la RD-Congo est entrée dans une nouvelle ère démocratique suite au respect de la constitution par le président Joseph Kabila Kabange qui a renoncé à briguer un 3è mandat en désignant à sa famille politique un candidat le 8 août : en la personne de Emmanuel Ramazani Shadary.

Il est vrai que la RDC a franchi un nouveau seuil dans le processus de maturation de sa jeune démocratie, avec le respect de la règle 1 président deux mandats maximum, par l’acte historique posé par le président Kabila en désignant son dauphin.

Pour le directeur de cabinet du président, la démocratie doit devenir un mode de vie car le chef de l’Etat l’a démontré par le respect des règles établies.

Cependant, cette ère nouvelle démocratique n’est pas sans conséquences car elle a des implications aussi bien sur le plan interne que sur le plan international, d’après Néhémie Mwilanya Wilondja.

*D’abord au plan interne*

Pour N. Mwilanya, désormais tous les congolais quels que soient leurs rangs respectifs sont tenus de respecter la constitution et les lois du pays. Car, dit-il, l’exemple en a été donné par la plus haute autorité du pays : Joseph Kabila Kabange.

« L’exemple venant d’en haut, tous les Congolais quels que soient leurs rangs respectifs, sont tenus de respecter la Constitution et les lois du pays. Plus de double standard pour personne », a martelé N. Mwilanya.

*Au plan international ensuite*

Par ailleurs, le dircab du chef de l’Etat a précisé que la communauté internationale est également interpellée sur ce sujet.

D’après lui, la RDC ne tolérera plus de la part de la communauté internationale, une politique de deux poids deux mesures.

«Plus de diplomatie à géométrie variable où l’exigence du respect des règles est péremptoirement évoqué pour les uns, c’est-à-dire en RDC,  »le silence Radio » ailleurs.», a-t-il averti.

Pour le dircab de Kabila, la communauté internationale devrait jouer un rôle positif, et non déstabilisateur pour la RDC.

En conclusion, Mwilanya souhaite une nouvelle ère diplomatique entre la RDC et la communauté internationale basée sur le principe de l’égalité souveraine des nations et la non-ingérence dans les affaires intérieures.

« Son soutien politique et diplomatique est donc le bienvenu. », ne sera le bienvenu qu’à cette condition-là.

Il est vrai que dans la sous-région, la démocratie congolaise ferait pâlir d’envie plusieurs nations.

Pour rappel, soupçonnant un 3è mandat de Joseph Kabila à l’issue de son deuxième et dernier mandat qui expirait en 2016, la communauté internationale a mis une pression d’enfer sur le pouvoir depuis 2015.

Toujours à titre de rappel, la communauté internationale avait fourni l’appui logistique afin que les opposants se regroupent et parlent d’une même voix. Séquence de Genval à Bruxelles en juin 2016 avec la création du Rassemblement, plus grande coalition politique de l’opposition à l’époque.

Ensuite, plusieurs sanctions, gel des avoirs et restriction des visas contre des personnalités civiles et militaires réputées proches du pouvoir, furent prises successivement par les États-Unis d’Amérique et par l’Union européenne.
Ces sanctions ne sont toujours pas levées.

7sur7.cd

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