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Coalition FCC et CACH : Vision à problème

D’une part, le Front commun pour le Congo (FCC) lors de la campagne électorale, présentait la continuité de la vision de la gouvernance de leur autorité morale, l’ancien président de la République Démocratique du Congo depuis 18 ans passés. Avec leur candidat à la présidentielle, Mr Emmanuel Ramazani Shadari.

D’autre part, le regroupement politique CACH de l’opposition avec le Président Félix Tshisekedi ne cessait de viser la rupture du système gouvernemental de l’ancien régime politique.

Les résultats proclamés des élections présidentielles et législatives par la CENI et confirmés par la cour constitutionnelle nous donne aujourd’hui une face dichotomique selon laquelle Félix Thisekedi comme Président de la République avec minorité parlementaire.

C’est ici la source de la vraie problématique de l’heure : Comment le président dirigerait-il le pays sans un exécutif de sa famille politique ?

Pour la recherche des intérêts de la nation, CACH et FCC signent un accord pour une gouvernance commune.

Dans la pratique, la vision de chef de l’Etat a besoin des têtes réfléchissantes pour la mise en œuvre des stratégies en vue d’une relance socio-économique de la RDC. Une nouvelle vision pour un changement radical qui devrait répondre aux attentes de la population.

Déjà dans les propos recueillis par la voix de l’Amérique de Président Félix, il se dégage un vrai problème auquel il veut donner solution. «Je vais m’attaquer à tout ce qui a avili les citoyens congolais et qui a contribué à affaiblir le développement de notre pays. Toutes ces antivaleurs de corruption, de violation des droits de l’homme, des brimades, toutes ces habitudes qui consistaient à traquer les opposants parce qu’ils avaient émis un son contraire par rapport aux autorités du pays ».

Comment y parvenir avec la coalition qui se présente comme une contrainte réelle ?

Le président s’exprime au conditionnel et dit : « Si nous allons dans cette coalition avec le FCC, c’est autour des principes que je viens de vous étayer ici. Ce n’est pas autour de ce qu’ils faisaient avant. On va se mettre ensemble, mais autour de la nouvelle vision, de la nouvelle approche qui est la mienne. Et pas question de replonger dans les travers du passé, c’est ça que je vais déboulonner. Et nous espérons que dans cette ère, il n’y aura plus ces pratiques du passé ».

Le Front Commun pour le Congo (FCC), dans un communiqué publié, regrette la teneur des propos tenus par le Chef de l’Etat à l’occasion de sa visite aux Etats-Unis, sollicitant l’appui d’une puissance étrangère pour, selon lui, « déboulonner le système dictatorial ».

La réponse du Président au FCC nous permet à raisonner sur l’avenir de la RDC avec la coalition de ces deux grandes familles politiques aux affaires. Le Président justifie ses propos en disant : « Si maintenant, ce que j’ai dit a gêné des gens, c’est-à-dire que ces gens sont mal intentionnés. Ceux qui ne voulaient pas m’entendre dire des choses comme ça, parce qu’ils pensaient que moi j’allais être un président complaisant et allais continuer les mêmes méthodes du passé. Je dis non, je n’accepterai pas ça. Je ne veux plus retomber dans ces travers-là. Donc, c’est ce que j’entendais par déboulonner le système. Et cela n’empêche pas du tout une coalition avec le FCC, parce que ce FCC sait, pour avoir échangé avec nous, quel est l’entendement que nous faisons de cette coalition. Ça sera une coalition au service de notre peuple et de notre pays ».

Où allons-nous aboutir ? Le Président serait-il à mesure d’imposer son programme d’actions ou sa vision politique avec un nouveau système de gouvernance comme prévu afin de répondre aux attentes du peuple qui rêve l’alternance effective ? Avec quels hommes providentiels que composeraient le gouvernement exécuteur de sa vision ?

Le déboulonnement du système dictatorial : un sujet à polémique.

Pour ceux du FCC, le président ne pouvait pas s’exprimer en ces termes d’autant plus que leur autorité morale, l’ancien président a agi en vrai démocrate pour avoir permis les élections et avoir accepté les résultats publiés par la CENI. Ils considèrent que la passation pacifique du pouvoir traduit l’absence de la dictature.

Selon le Président Félix, le système dictatorial qui a commencé depuis l’entrée de l’AFDL jusqu’au décembre 2019 est caractérisé par la mauvaise manière de gouverner le pays.

La situation actuelle de notre chère nation requiert le concourt des intelligences éprises d’un patriotisme réel, lequel patriotisme doit viser les intérêts majeurs de la nation.

JDS-ACTU24.CD

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