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RDC: le gigantesque projet Inga III, risque ne pas tenir compte de la consommation locale

L’affirmation est du Groupe d’étude sur le Congo(GEC), ce think thank lié a l’Université de New York, et Ressource matters, une ONG experte des questions hydroélectriques notamment, basée en Belgique. Dans un rapport publié le 28 octobre, les deux institutions comptent alerter sur la manière à laquelle ce projet est géré, puis comment la population congolaise, laquelle 8 sur 10 vivent dans le noir, pourrait voir ce vaste barrage hydroélectrique d’Afrique ne lui apporter aucune solution.

« En octobre 2018, le gouvernement congolais a signé un accord pour le projet Inga III avec deux consortiums internationaux. Après des années d’attente, ce plus grand site hydroélectrique d’Afrique, avec un coût d’environ 14 milliards de dollars, pourrait, selon les prévisions optimistes, devenir opérationnel en 2028 », rapporte ce rapport.

Puis d’alerter, « toutefois, la façon dont le projet est actuellement mené soulève un certain nombre de préoccupations liées à la transparence, à la gestion, à l’inclusion et à l’information du public. En outre, une importante partie de la société civile exprime sa crainte face à un projet qui risque de ne pas répondre aux attentes de la population congolaise dont 80% n’ont pas accès à l’électricité ».

Le projet Inga III héberge le plus grand potentiel hydroélectrique au monde, et deux consortiums, chinois et un autre détenu en majorité par les espagnols, ont conclu un accord avec les autorités congolaises pour développer ce projet qui a été ravi de mains du gouvernement par l’ancien président Joseph Kabila, pour le mettre à la disposition de la présidence à travers l’Agence pour le développement et la promotion d’Inga(ADPI). Décision qui a entraîné le retrait de la Banque mondiale du projet, estimant que seul un petit groupe d’individus contrôlerait le dossier.

Les principaux problèmes soulevés par le rapport sont le fait que 70℅ de l’énergie produite par ce barrage ira à l’étranger(50℅ en Afrique du sud et 20℅ vers d’autres pays de la région), le Congo n’en gardera que 30℅. Même ici, le partage de 30℅ d’énergie entre l’industrie minière et les ménages, n’est pas clairement déterminé. Alors que seuls 3℅ de congolais dans chaque province, selon les données de la SNEL(Société nationale de l’électricité), ont accès à l’énergie électrique.

À part ces détails, GEC et Ressource matters soulèvent la question de l’opacité dans laquelle les débats autour du projet sont menés, car même le parlement congolais n’est pas impliqué.

Ce projet qui date des années 90, auquel le gouvernement estime qu’il pourra booster le développement du pays, risque donc, pour ce rapport, n’est pas être bénéfique pour les populations congolaises. Et que l’actuel président congolais Félix Tshisekesi, doit y jeter un regard et revisiter les clauses.

TAD

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