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« A Chaque fois que j’entends ces mots « partage du gâteau », je suis tellement en colère » [une tribune de Michel Mwika]

Chères autorités, chers politiciens, chers compatriotes. La République démocratique du Congo, notre pays, est l’un des rares pays au monde ayant sans doute l’un des meilleurs arsenaux légaux, un arsenal quasi complet.

À l’opposé, notre pays est aussi l’un des pays ayant la piètre équipe d’artilleurs; incompétents de faire bon usage de cet important arsenal légal.

Aujourd’hui, pour justifier notre immobilisme, certains compatriotes pensent qu’il faudrait doter notre pays d’un nouvel arsenal légal.

Le problème n’est nullement lié à notre arsenal légal comme d’aucuns pensent. À mon humble avis, il est plutôt question de nos artilleurs qui ne savent pas en faire bon usage.

Nous ne sommes pas opposés au changement de certaines munitions devenues obsolètes et inopérantes; mais avant d’en arriver là, il est plus qu’urgent de faire un inventaire sérieux des compétences de ceux qui gèrent nos armes.

Chers compatriotes congolais, pensez-vous que la faute revient aux différentes armes dont dispose la République démocratique du Congo ou aux artilleurs paresseux et incapables de se servir des armes qu’ils ont eux-mêmes fabriqué ?

Qu’elle est la garantie que le nouvel arsenal légal sera efficace ? Quel est le résultat positif des changements opérés jusqu’à présent ?

Chers compatriotes, à cause de nos mauvaises pratiques, la Constitution ainsi que les lois de la République démocratique du Congo ressemblent de plus en plus à une salade des fruits.

Autorités, acteurs politiques, acteurs de la société civile, citoyens, ressortissants étrangers ne prennent que ce qu’ils aiment et refusent ce qu’ils n’aiment pas.

Nous nous arrangeons de ne prendre que ce que nous aimons : « les avantages » et nous refusons catégoriquement tout ce qui est en notre défaveur : « les obligations ».

Chers compatriotes, chères autorités, les lois de la République démocratique du Congo forment un TOUT et doivent s’appliquer à TOUS de manière impartiale; c’est ça un ÉTAT RESPONSABLE.

Chers compatriotes, si nous voulons réellement construire un véritable état de droit, la force doit impérativement revenir à notre Constitution et à nos lois, et cela qu’importe notre rang social; du sommet à la base.

Chers autorités, si vous voulez réellement reconstruire notre pays, il est sincèrement indécent et incohérent de vivre dans la gabegie financière alors que nous n’avons pas jusqu’à présent d’eau courante partout à Kinshasa, pour ne pas parler de nos villages qui vivent déjà l’enfer.

Chers compatriotes, si nous voulons sincèrement changer notre belle nation, nous devons songer sans atermoiements à consentir collectivement d’énormes sacrifices pour un meilleur avenir commun.

Chères autorités, chers politiciens, si vous voulez réellement redresser ce pays, sachez qu’il est indécent de parler de « partage du gâteau » car le Congo est un vaste champ que nous devons passionnément labourer, non pas un gâteau à se partager entre acolytes.

Chaque fois que j’entends ce mot « partage du gâteau » je suis tellement en colère que j’ai envie que ce mot « partage du gâteau » soit carrément
pénalisé. Car à mon entendement, il chosifie le Congo et les Congolais, leurs ôtant ainsi le caractère sacré.

Pourquoi aiment-ils tant parler du Congo comme un gâteau ? Est-ce par hasard que Congo signifie curieusement : Gâteau à la noix de coco ? Je refuse de croire à un mauvais sort du destin. Je pense plutôt que c’est à cause de notre égoïsme satano-diabolique.

En fils des parents cultivateurs, la République démocratique du Congo est à mes yeux un champ à labourer et non un gâteau à se partager.

Chères autorités, pendant que vous voyez un gâteau à vous partager, nous, nous voyons un vaste champ à labourer. Oui, nous sommes de plus en plus conscients de notre rôle.

Chers compatriotes, notre génération doit bannir définitivement la culture du moindre effort au risque que les générations futures soient très critiques envers nous comme nous les sommes aujourd’hui envers nos aînés.

J’ai toujours dit aux membres du PNEC(Parti national pour la nouvelle énergie du Congo) qu’ils ne doivent pas aimer le confort sans effort, seul l’effort crée le confort. Le confort de la République démocratique du Congo de demain sera fait de la somme de nos efforts collectifs d’aujourd’hui.

Chers compatriotes, faisons des efforts à ne surtout pas nous conformer au système d’anti-valeurs qui s’est déjà installé en patron dans notre pays, car le conformisme tue le talent et par ricochet, il tue notre pays, nul besoin de vous conformer pour réussir.

Chères autorités, faire dans le sentiment et le déni de justice pour vous accorder quelques avantages éphémères ne feront qu’engendrer d’autres graves crises et ne feront jamais de vous des grands Hommes d’État.

Pendant que certains attendent impatiemment leur entrée au Gouvernement, nous, nous attendons l’avènement d’un ÉTAT RESPONSABLE.

Nous avons d’ailleurs assez attendu ! Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous limiter simplement à l’attente, car cet attentisme a fait plus des dégâts qu’EBOLA.

Chers compatriotes, il est temps de nous mobiliser massivement pour faire decoller notre pays à l’image de la belle SYNERGIE qui se met en place pour lutter contre la maladie à virus EBOLA.

Chers compatriotes, nous avons l’obligation de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour gagner ce combat contre notre immobilisme meurtrier car les effets de cet immobilisme sont très désastreux.

Chères autorités, le pouvoir c’est la permission d’agir. Alors, agissez pendant que vous avez encore ce grand privilège !

Chères autorités, si vous n’y parvenez pas, sachez que nous n’aurons pas d’autres choix que de venir prendre vos places et de redresser notre pays, le pays de nos enfants et petits enfants… !

Chères autorités morales, ne vous arrive-t-il pas de songer à l’héritage que vous allez léguer à la République démocratique du Congo ?

Chères sempiternelles autorités morales, ne vous arrive-t-il pas de songer à l’héritage que vous allez légué à vos enfants, petits enfants… ?

Chers dirigeants congolais, il ne vous arrive-t-il pas de vouloir vivre éternellement de manière heureuse dans la mémoire collective des congolais et du Monde ?

Chers politiciens congolais, vous n’avez pas d’autres motivations à part remplir vos comptes en banques ? Êtes-vous devenus immortels après avoir amassés des millions ?

Qu’importe ce que vous allez vous décidez de faire, je veux que vous sachiez que le monde a connu plus puissant et plus fortunés que vous, mais aujourd’hui ils sont dans la partie sombrissime de l’histoire de l’humanité.

Je vous informe quand même que nous ne vous laisserons plus faire n’importe quoi de notre patrimoine commun qu’est la RDC. Je ne vous laisserai plus faire n’importe quoi au pays de mes futurs enfants et aux enfants de mes compatriotes.

Chers compatriotes, après qu’ils aient hypothéqué notre avenir, ceux qui nous dirigent, veulent à présent sacrifier l’avenir de nos enfants ! Ils doivent savoir que nous ne resterons plus de marbre entrain de le regarder sacrifier le Congo de nos enfants.

Nous allons également faire de notre mieux pour barrer la route à ceux qui veulent faire de la République démocratique du Congo leur petit potager de maison.

Chers compatriotes, la République Démocratique du Congo que LUMUMBA nous a légué mérite un meilleur sort !

Chers compatriotes, n’ayez pas honte d’être une luciole dans les ténèbres de notre pays, car malgré l’obscurité qui y règne, vous serez toujours en train de briller. Alors briller aussi fort que possible pour éclairer le Congo.

Chers compatriotes, c’est le moment pour toutes les lucioles de s’assembler pour former un grand faisceau lumineux pour une République démocratique du Congo éclairée.

Chers compatriotes, je ne crois pas simplement au nombre, je crois plutôt au nombre qui a conscience de la valeur qu’il représente.

Il est temps pour nous de connaître notre vraie valeur au risque d’être juste un vulgaire chiffre ou une statistique parmi tant d’autres.

Maître Michel MWIKA BANZA, Président National PNEC

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